La
belle Silvia
Saint
je l'ai baisé
Sylvia saint me parut si jolie dans la simplicité de son
maintien, dans l'harmonie de ses traits. Quelle agréable
silhouette, toute en finesse et en innocence. Encore aux portes
de l'enfance, sylvia Saint semblait ignorer son pouvoir de séduction.
SILVIA SAINT n'avait, à l'évidence, pas encore mis
en place cette armure d'indifférence dont se protègent,
le plus souvent, les filles qui attirent les regards.
Il me semblait avoir entendu sa maman l'appeler Sylvia
Saint. J'étais descendue pour ces quelques jours
de vacances en Normandie.
Sylvia saint venait de gravir l'étroit sentier rocailleux
qui menait à ce petit promontoire rocheux dominant toute
la baie et offrant sur le soleil couchant une vue imprenable lorsque
je vis sylvia Saint, visiblement surprise par
ma présence en ces lieux solitaires, s'arrêter un
instant au haut du sentier.
sylvia Saint me salua gentiment d'un bref hochement de
tête tout empreint de cette réserve propre à
l'adolescence quand SYLVIA SAINT n'est pas en révolte ouverte.
À vingt-neuf ans, je devais être une vieille pour
Sylvia saint . Je me trouver assise à
la seule bonne place, celle que Sylvia Saint aurait probablement
voulu occuper.
Je n'osai lui proposer de venir m'y rejoindre, persuadée
que Sylvia Saint refuserait. Nous n'avions
pas échangé un mot à l'hôtel, faute
d'occasion, et l'idée de me trouver assise tout à
côté de cette enfant, si charmante et discrète
fût-elle, me parut déplacée.
Sylvia Saint se rapprocha d'un gros rocher qui
saillait à quelques mètres du bord de la falaise
et s'y assit dans une posture apparemment confortable. Presque
aussitôt, ses jolis yeux bleus, que SYLVIA SAINT avait grands
et assez pâles, se portèrent sur le spectacle, magnifique,
que sylvia Saint était venue contempler.
Ainsi, sylvia saint ne s'était pas enfermée
dans sa chambre d'hôtel à se crever les tympans en
écoutant quelque rock tapageur, en quête de quelque
jeune de son âge avec qui sylvia saint
aurait partagé rires et jeux plus ou moins coquins.
Je me demandai soudain quel effet ce spectacle surprenant pouvait
avoir sur Sylvia saint, quelle pouvait être son
interprétation ? Il ne m'eût pas surpris que
sylvia Saint se fusse bien vite lassée
d'un spectacle aussi éloigné que possible des préoccupations
des gens de son âge.
SYLVIA SAINT était là, exactement à la même
place et dans la même position qu'à l'instant où
j'avais détourné mon regard. sylvia Saint avait
la bouche un peu entrouverte et les yeux écarquillés.
Un frisson me parcourut toute avant que j'en comprisse la raison.
Ce n'est pas tant ma présence que Silvia saint
semblait ignorer, son enveloppe charnelle. Ce que je perçus
à cet instant me bouleversa à un point incroyable.
Le spectacle, pour moi, était Silvia Saint.
Ce que je perçus alors me transporta dans une sorte d'extase
parfaitement inexplicable, irrationnelle, déraisonnable.
SYLVIA SAINT semblait vibrer, parfaitement immobile pourtant,
il m'apparut que Sylvia saint rayonnait, que Sylvia Saint
était devenue une sorte de réceptacle aussi subtil
que fragile et perméable.
Je sus que sylvia saint n'était pas en
train de penser mais que sylvia saint était comme
en prière, en parfaite et pleine contemplation.
Je sus aussi que SILVIA SAINT n'avait pas manqué de reconnaître,
dans la combinaison actuelle des nuages et de l'astre déclinant,
l'image impudique que j'avais découverte. J'eus l'impression
que ma chair allait se détacher de mes os et se précipiter
sur cette enfant, se fondre en sylvia Saint . Je frissonnais,
j'en fus persuadée, de ce que SYLVIA SAINT
ressentait.
Sylvia saint était en extase devant le coucher du soleil,
et moi en extase devant Sylvia Saint. Jamais
je n'avais assisté à cela, à un abandon aussi
total, à une concentration aussi profonde.
sylvia Saint était en train de boire l'infini, de sucer
les mamelles de la plus ineffable beauté qui soit, et ce
de la manière la plus innocente, la plus spontanée,
la plus intense qui se puisse concevoir. J'en demeurai paralysée,
comme sous le coup d'une terreur mystique. Les lueurs déclinantes
du couchant jouaient sur le visage de sylvia Saint comme
l'image d'un film se projette sur la toile des salles obscures.
Je fus soudain saisie par une criante évidence : ce
que Sylvia Saint vivait là, ce que SYLVIA SAINT ressentait
au travers de son être, ce que Sylvia saint vivait
à travers le moindre pore de sa peau n'était pas
une forme quelconque de contemplation, mais bel et bien un acte
d'amour ! Entre ce soleil impudique et le regard fasciné
de Sylvia Saint, entre le ciel entier qui chantait son
érotique déclin et l'enveloppe charnelle de l'adolescente
Aurais-je surpris SYLVIA SAINT en train de faire l'amour ou de
se masturber que j'en aurais éprouvé moins de gêne.
Dieu que je mes sentais proche de cette belle Sylvia saint occupée
à flirter avec le ciel, en train de faire l'amour avec
l'infini. la merveille que SYLVIA SAINT fixait
sans ciller, était baigné de larmes ; à
n'en pas douter, des larmes de bonheur.
Sylvia Saint sortit enfin de sa prostration, sylvia Saint
n'eut pas l'air étonnée de me voir là, éberluée,
ahurie ; et, comme si Sylvia saint avait
tout su de ce que je ressentais.
J'ignore si Sylvia Saint prit pour une réponse
à son sourire la grimace que je venais sans doute de lui
adresser, toujours est-il que nous redescendîmes ensemble,
la main dans la main, la pente raide qui nous ramena à
l'hôtel. Je venais d'avoir fait l'amour à SYLVIA
SAINT qui beaucoup de photos et vidéos
